Histoire · Repères

Les calendriers

Comment l'humanité a mesuré le temps

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Équinoxe Solstice Équinoxe Solstice Cycle lunaire ≈ 29,5 j Année tropique ≈ 365,24 j

Depuis les premières civilisations, l'humanité a cherché à mesurer et organiser le temps. Mais le temps astronomique est capricieux : l'année solaire ne contient pas un nombre entier de jours, et le mois lunaire ne s'adapte pas parfaitement à l'année solaire. De là naît toute la complexité des calendriers.

Les deux grandes références astronomiques

Tous les calendriers s'appuient sur l'un ou l'autre de ces cycles, ou les deux à la fois. L'année solaire (ou tropique) dure 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 45 secondes — ce qui explique pourquoi les années bissextiles sont nécessaires. Le mois lunaire (ou synodique) dure 29 jours, 12 heures et 44 minutes : ni entier, ni diviseur exact de l'année.

Calendrier julien
Solaire · 46 av. J.-C.

Instauré par Jules César. Année de 365 jours avec une année bissextile tous les 4 ans. Décalage progressif par rapport aux saisons (1 jour tous les 128 ans).

Calendrier grégorien
Solaire · 1582 ap. J.-C.

Réforme du pape Grégoire XIII pour corriger le julien. Les années séculaires ne sont bissextiles que si divisibles par 400. Erreur résiduelle : 1 jour tous les 3 300 ans.

Calendrier hébraïque
Luni-solaire · antique

12 mois lunaires avec un 13e mois ajouté 7 fois sur 19 ans (cycle de Méton) pour rester synchronisé avec les saisons.

Calendrier islamique
Lunaire · 622 ap. J.-C.

12 mois lunaires stricts, soit 354 jours. Aucun alignement sur les saisons : le Ramadan peut tomber en n'importe quelle saison.

Le cycle de Méton

Vers 432 av. J.-C., l'astronome grec Méton d'Athènes découvre que 19 années solaires correspondent presque exactement à 235 mois lunaires (6 939,7 jours contre 6 939,7 jours). Ce cycle de 19 ans permet de réconcilier calendrier solaire et calendrier lunaire, et est encore utilisé aujourd'hui pour calculer la date de Pâques.

La complexité des calendriers nous rappelle que le cosmos n'obéit pas aux entiers. Nos systèmes de mesure du temps sont des compromis ingénieux entre les cycles astronomiques et la praticité humaine — une danse perpétuelle entre le ciel et notre besoin d'ordre.

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